WINEFOODMUSIC LIVE - OLIVIA RUIZ

 
Olivia Ruiz, nom de scène d'Olivia Blanc, est une auteure-compositrice-interprète, chanteuse, actrice, réalisatrice et romancière française née le 1ᵉʳ janvier 1980 à Carcassonne.





Gérard Bertrand : bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour la dixième édition du food wine and music aujourd'hui au château l'Hospitalet avec le chef Laurent Chabbert qui est avec nous et avec un invité d'honneur très particulier, une invitée particulière puisqu'elle est de la région, je vous demande d'accueillir Olivia Ruiz. 
Olivia Ruiz : salut tout le monde.
Gérard Bertrand : comment ça va Olivia ?
Olivia Ruiz : mais ça va super bien devant ces beaux produits. Ça peut aller que bien, il y a une catastrophe qui se passe à côté mais sinon ça va.
Gérard Bertrand : alors c'est incroyable parce que Olivia tu as passé trois mois à Narbonne plage du Touquet à 3 minutes d'ici et aujourd'hui qu'on fait le live tu es à Paris n'importe quoi
Olivia Ruiz : c'est n'importe quoi mais ma foi c'est dit, l’essentiel c'est d'être là. Mais c'est vrai que je je je je ça donne envie de voir tout ce qui se passe. 
Gérard Bertrand : alors le chef qu’est-ce qu’on va…qu’est-ce qu’il y a ce soir au programme ?
Laurent Chabbert : bonjour Olivia et bonjour à tous.
Olivia Ruiz : salut. 
Laurent Chabbert : alors aujourd’hui on va faire un pressé de légumes et émiettez de porcelet, porcelet de Roquetaillade donc à côté de Limoux avec une vierge de tomates courgettes et olives, une sauce barbecue maison, quelques petites herbes. Ensuite une côte de veau, alors on a juste enlevé la côte pour ce soit plus simple à couper… des Pyrénées avec une purée maison avec une sauce échalotes, quelques chips… et après on a une nouveauté donc c’est les baballes au vin rouge et aux fruit rouges qu’on va voir en vente à partir de la semaine prochaine à l'hôtel. 
Gérard Bertrand : parfait ! Alors je suis contente parce qu'en fait Olivia aujourd'hui…tient chef vient…c’est important parce que Laurent Chabbert aujourd'hui il a un match dans le match grâce à toi puisque en fait il va rivaliser avec les cuisines de Yannick Alléno puisque on a voulu faire quelque chose parce que c'est bien que tu ait des exigences, ça va challenger, puisque en fait tu vas pouvoir goûter quasiment la même chose en direct avec… qui a été livrée directement par les cuisines du chef trois étoiles Yannick Alléno à Paris. Donc c'est formidable parce que on va pouvoir faire un challenge chef, c'est le masterchef aujourd'hui entre Narbonne et Paris voilà donc on est parti alors… 
Olivia Ruiz : sachant que la parisienne est déjà pour Narbonne donc le challenge un peu fichu. 
Laurent Chabbert : merci ! 
Gérard Bertrand : voilà par contre Olivia moi je vais te dire un truc, on va commencer à boire un coup et on ne pouvait pas commencer à boire autre chose qu’un vin de la cité de Carcassonne puisqu'on a lancé hier officiellement cette gamme héritage dans le monde entier, on était à l'hôtel de la cité où on a passé un moment merveilleux. Donc c'est un 2018 un Merlot de la cité de Carcassonne, ça va te rappeler quelque chose ça. 
Olivia Ruiz : ho ben oui, bien que bizarrement mois bonne gabach le premier qui m'a tiqué c’est le tautavel, c’est une honte pour moi. 
Gérard Bertrand : non non non pas du tout parce qu'on est très fier… à la tienne. 
Olivia Ruiz : santé Gérard !
Gérard Bertrand : santé !
Gérard Bertrand : alors quelques mots Olivia, comment tu as vécu ce confinement à Narbonne plage en catimini. 
Olivia Ruiz : ouai exactement, alors quand même ce qui était cool c'est que j'étais pas confiné confiné tous les jours avec mon petit gars qui a 4 ans et demi, le front de mer à vélo pendant les horaires autorisés et au moins tu vois la petite vie qui va bien et les commerçants d'un super boucher  à Narbonne plage extraordinaire, donc voilà… et du coup cette petite vie quotidienne quand même à bonne distance nous a permis de tenir parce que mon fils comme moi on aime les gens, on aime chatcher, partagez donc on aurait été bien malheureux si on était resté à paris et qu'on avait été obligée pour notre sécurité de rester enfermé un peu plus de là, on est veinard. 
Gérard Bertrand : qu’est-ce que tu as fait pendant 3 mois ? 
Olivia Ruiz : alors écoute j’ai…ben d'abord j'ai gardé mon fils pas mal parce qu’à quatre ans et demi ça te demande de l'énergie, tu connais… et puis j'ai écrit, bien sûr, le fait d'avoir fini la commode aux tiroirs de couleurs.
Gérard Bertrand : on va en parler. 
Olivia Ruiz : voilà, il y a eu un petit moment où j'ai eu besoin de retrouver ce refuge-là. Je me suis inventé dans ce livre des femmes très réconfortantes et le fait qu'elle parte, aller vers d'autres, en consoler d'autres… voilà j'avais besoin de me replonger donc pour le deuxième il semble que ce sera encore ce décor occitan qui m'est si chère et qui va m'inspirer jusqu'à mon dernier souffle. 
Gérard Bertrand : C’est bien, c’est formidable. 
Olivia Ruiz : et encore une fois, ce n’est pas à toi que je vais expliquer ça. 
Gérard Bertrand : non mais ce qu'il y a de bien c'est qu'on a les mêmes racines communes. Alors moi mais ma famille est originaire, il y a quatre générations, des alpes, toi c'est le côté espagnol et donc mais c'est quand même Marseillette et alors Marseillette c’est ton village natal et ton village de cœur parce que je sais que tu es née à Carcassonne , moi à Narbonne, mais c'est Marseillette. Alors je il y a deux stars à Marseillette il y a Olivia Ruiz et Jancis Robinson, la femme du vin dans le monde alors je vais t’organisé une rencontre avec elle parce que vous êtes les deux personnes les plus importantes de Marseillette et en fait vous vous connaissez pas alors j'ai appris ça j'ai été étonné mais 
Olivia Ruiz : mais carrément parce que moi en plus chez ces nanas dans le vin c'est quelque chose qui m'intéresse parce que je sais que c'est plus difficile qu'ailleurs de se faire une place probablement comme dans plein de métiers d'hommes et puis comme tu dis Marseillette c’est un mouchoir de poche on et 700 je crois en tout enfin moi j’y suis pas mais il y a mes parents donc ça m'épate parce que je…quand on sort un peu moi je continue à aller au café à passer aux fêtes du village quand j'y suis, c'est important pour moi…et donc je ne l’ai pas croisé et il va falloir tu me la présente sinon un de ces quatre je vais aller frapper à sa porte…
Gérard Bertrand : exactement exactement, alors moi je me souviens parce que quand j'étais plus jeune et j’écoutais des fois radio Marseillette, ça te parle ça quand même ?
Olivia Ruiz : j'étais animatrice dessus de l’âge de 6 ans jusqu’à mes 16 ans figure toi.
Gérard Bertrand : je prenais le train à Epoque de Lusignan à Carcassonne quand j’étais au lycée agricole, donc avec le clocher qu'on voit de loin de Marseillette. Ça me rappelle aussi mon enfance et mon adolescence, exactement.
Et donc pour l’activité musicale je crois que tu prépares aussi quelque chose non ?
Olivia Ruiz : ouai, parce que je me suis associée, je suis devenue artiste associée de la scène nationale du grand Narbonne.
Gérard Bertrand : exactement. 
Olivia Ruiz : voilà et j'ai fait une création là-bas en novembre dernier qui devait repartir en mars autour de… autour de l'autre. Pour un spectacle et là aussi pour créer du lien autour des chansons comme marquée des espagnols de France ou des méditerranéens au sens plus large du terme. Un petit voyage poétique sur l'importance de changer notre regard sur l'autre, de gommer ses réflexes de rejet, de réapprendre à voir la différence comme comme la plus grande des richesses. 
Gérard Bertrand : c’est bien. Et ça va redémarrer quand alors ? Ça va redémarrer quand ? 
Olivia Ruiz : du coup début octobre avec les bouffes du nord, du 03 au 07 novembre.
Gérard Bertrand : très bien. Alors chef est ce que tu es prêt ?
Laurent Chabbert : ouai !
Gérard Bertrand : alors le chef est prêt donc on va faire un match tous les deux je sais pas ce que tu as toi. Donc heu… 
Olivia Ruiz : alors okey. alors… 
Gérard Bertrand : donc chef qu’est ce que… 
Olivia Ruiz : alors moi sur l’entrée…
Gérard Bertrand : c’est magnifique chef, qu’est-ce que c’est alors ?
Olivia Ruiz : ola c’est beau, attend c’est ça l’entrée ou c’est ça ?
Gérard Bertrand : Là tu as le choix je pense que….
Olivia Ruiz : ça c’est ?
Gérard Bertrand : ça c’est pour toute à l’heure.
Olivia Ruiz : olala mais c’est magnifique.
Gérard Bertrand : alors chef va s’y, dit nous. 
Laurent Chabbert : alors on a le pressé d’épaule de porcelet. Donc le porcelet je l’ai juste mis en dessous, poivrons, courgettes, aubergines qu’on a confit à l’huile d’olive. On a rajouté un peu de sauge, un peu d'olive taillage, de l'huile d'olive de la tomate confite ; ici la sauce barbecue qu'on a faits maison et le sorbet shiso, le shiso qui vient de la famille Françoise.
Gérard Bertrand : magnifique. Alors moi je vais goûter chef. Tu veux gouter avec moi ou… 
Laurent Chabbert : non il faut que je travaille un petit peu. 
Gérard Bertrand : il faut que tu travailles un peu.
Gérard Bertrand : tiens alors…
Laurent Chabbert : là je rajoute juste la sauce vierge.
Gérard Bertrand : est-ce que tu as commencé à goûter Olivia toi ?
Olivia Ruiz : alors regarde, je ne sais pas si tu arrives à voir. 
Gérard Bertrand : ha c’est beau ! 
Olivia Ruiz : mais en tout cas c’est magnifique.
Gérard Bertrand : c’est magnifique ouai. 
Gérard Bertrand : alors on va remercier le chef Alléno… 
Olivia Ruiz : ho que oui qu’on va le remercier. 
Gérard Bertrand : alors moi je vais goûter. Ha voilà… 
Olivia Ruiz : c’est beau à narbonne aussi dit donc. 
Laurent Chabbert : on est bien là aussi oui.
Gérard Bertrand : magnifique.
Olivia Ruiz : c’est une merveille. C'est une cuisson incroyable c'est caramélisé, c’est fondant et croustillant. C’est super bon, c’est pas gras. 
Gérard Bertrand : c’est bon Olivia ? J’ai…j’ai une vie difficile. Je me lèche les doigts même. 
Olivia Ruiz : franchement entre les beaux voyages, la bonne bouffe, le bon vin. Je me dis souvent, c’est pas facile ce pauvre Gérard. Et puis ton domaine aussi, on n’en parle pas, mais c’est un endroit de magie. Pour être venu en concert chez toi… 
Gérard Bertrand : oui, c’était en 2012 déjà.
Olivia Ruiz : jouer dans cet endroit, c’est magique. Bon alors j’étais déjà venu moi en tant que cliente à l’hotel passer une nuit avant, bien avant et j’avais passé un moment génial. Et puis quelques années plus tard le concert. Donc vraiment cet endroit c’est un petit cocon. C’est à la fois immense, à la hauteur de tout ce que tu as construit et qui nous fait rayonner pour le reste du monde et dont on est pas peu fière. Mais c’est ça qui est assez magique dans cet endroit c’est que c’est un petit cocon en même temps.
Gérard Bertrand : oui et puis tu sais c’était en 2012 alors on va trinquer à notre ami jean cormier qui nous a quitté, qui était là avec nous, et tu t’en souviens on avait fini à 5h du matin avec jean cormier à raconter des histoires, on avait levé le coude quelques fois. 
Olivia Ruiz : ho oui mais à ça on est bon ; Ha ben bien sûr son grand concours des leveurs de coude, mais j’avais oublié il m’a tant raconté. 
Gérard Bertrand : et oui…le marathon des leveurs de coude. 
Olivia Ruiz : quelle barre de rire…tu sais que j’étais venu jouer, j’avais perdu ma grand-mère la veille.
Gérard Bertrand : je sais…
Olivia Ruiz : mais j’avais tenu à pas annuler, c’était un joli moment du coup 
Gérard Bertrand : oui je m’en souviens, d’ailleurs il y avait toute ta famille qui était beaucoup plus inquiète que toi avant le concert. Je m’en souviens très bien. 
Olivia Ruiz : ben ouai, j’avais confiance en… 
Gérard Bertrand : quand on est sur scène…alors qu’est-ce que tu veux nous…qu’est-ce que tu veux nous faire parce que je sais que tu nous fais le plaisir de faire quelques note a capella donc…
Olivia Ruiz : ben j’ai envie de te dire t’aurais envie de quoi toi ? T’as envie d’espagnol ? T’as envie de français ? T’as envie d’anglais ?
Gérard Bertrand : écoute alors non mais moi je… 
Olivia Ruiz : qu’est-ce que tu aimes comme musique Gérard ? 
Gérard Bertrand : non moi j’étais… 
Olivia Ruiz : Je sais un peu. 
Gérard Bertrand : j’ai été stupéfait parce que j’ai vu que tes racines c’était Rock Five et que tu étais une fanne de Lenny Kravitz. C’est incroyable ! 
Olivia Ruiz : ah ouai ! Rolala mais ça c’est…il va falloir… 
Gérard Bertrand : non non mais tu fais ce que tu veux. 
Olivia Ruiz :  ça va être compliqué mais oui bien sûr quand j’étais gosse j’adorais ça. Qu’est-ce que c’est que je chantais à cette époque d’un peu Rock dont je pourrais me souvenir…c’est vrai que j’ai un petit peu oublié. Qu’est ce qu’on pourrait chanter de chez nous sinon ? 
Gérard Bertrand : mais non… 
Olivia Ruiz : quelque chose qui te fasse penser à chez nous. Ben on va faire un petit bout de « j’traine les pieds ». 
Gérard Bertrand : voilà impeccable.
Olivia Ruiz : C’est quand même une chanson qui parle du café de la Marseillette.
Gérard Bertrand : exactement ! 
Olivia Ruiz : musique en direct.
Gérard Bertrand : bravo ! 
Olivia Ruiz : et voilà. On est bien à Marseillette. 
Gérard Bertrand : ouai et puis ça…tu sais quoi quand tu chantes ça, ça me rappelle avec ma sœur sur les chemins de l’école, puisqu’on partait de chez moi pour aller à l’école du village à Saint-André-de-Roquelongue. Et donc on faisait 500 mètres tous les jours et là j’avais mes cousins, mes cousines et donc les genoux cagneux, souvent rappés. 
Olivia Ruiz : et le parfum de liberté ! 
Gérard Bertrand : ouai, exactement. Et on s’arrêtait à l’épicerie acheter des carambars. Pour 10 centimes on en avait quinze.  
Olivia Ruiz : mais bien sûr, sinon c’est pas drôle…et des malakoff, t’y avais pas les… moi les malakoff c’était mon grand truc petite. 
Gérard Bertrand : alors tu sais quoi ? Alors tu sais quoi ? Je suis tombé à la renverse parce que y’a un bureau de tabac à Narbonne… 
Olivia Ruiz : mais… 
Gérard Bertrand : en bas du pont de Carcassonne qui vend des Malakoff. 
Olivia Ruiz : je sais, à côté du super bel hôtel qui est derrière la gare, c’est ça non ? 
Gérard Bertrand : non non non non celui qui est en bas du pont de Carcassonne, tu sais qui a été fermé pendant longtemps…
Olivia Ruiz : et ben c’était celui-là je crois. 
Gérard Bertrand : non et lui il vend des Malakoff. Alors j’y vais juste pour m’en acheter quelques-uns quand j’achète le journal parce que ça me rappelle…
Olivia Ruiz : et ils ont pas le même goût.
Gérard Bertrand : heu…
Olivia Ruiz : tu trouves pas qu’ils ont pas tout à fait le même goût ?
Gérard Bertrand : non…non c’est notre goût qui a changé c’est pas pareil.
Olivia Ruiz : ha ouai, ça c’est bien possible, c’est bien possible. 
Gérard Bertrand : he oui, he oui he oui c’est pas pareil. Donc concernant…
Olivia Ruiz : ha ben quel délice dit donc ça ! 
Gérard Bertrand : c’est bon hein ?! 
Olivia Ruiz : rolalalala, bon en même temps quand on a étudié avec Alléno je ??? 
Gérard Bertrand : et alors écoute… 
Olivia Ruiz : je ne vous pas comment on ne peut pas faire quelque chose de grand. 
Gérard Bertrand : raconte-moi un peu parce en fait tu es très éclectique parce que bien sûr le chant, la musique, me théâtre, l’écriture heu…qu’est ce qui manque encore ?...bien sûr la vie privée, maman etc. mais qu’est ce qui manque dans ta folie ou dans ta volonté de création, qu’est-ce que tu aimerais faire ? La photo tu en fais aussi…qu’est-ce que c’est que tu aimerais explorer et que tu n’as pas fait encore ? 
Olivia Ruiz : alors j’ai un peu fait mais pas assez, j’avoue qu’être derrière la caméra c’est quand même quelque chose que j’aimerais beaucoup. Et devant, devant je n’ai pas beaucoup fait aussi alors que c’est super, j’adore être comédienne parce qu’imagine-toi, c’est comme si toi tu devenais demain serveur, quel bonheur de pas être patron, quel bonheur d’être l’outil du patron. Les vacances que c’est quand tu es habitué à gérer 25 mecs et…enfin moins. 
Gérard Bertrand : 350.
Olivia Ruiz : voilà
Gérard Bertrand : mais toi c’est déjà beaucoup.
Olivia Ruiz : ouai mais du coup voilà… 
Gérard Bertrand : parce que quand…tu as fait « état d’urgence » en 2019, c’est  un téléfilm n’est-ce pas? Et là tu aimerais passer un peu derrière la caméra parce que c’est une suite logique pour toi ?
Olivia Ruiz : ouai je t’avoue que « la commode aux tiroirs de couleurs » je l’ai écrit comme un film, en pesant vraiment les images. 
Gérard Bertrand : c’est bien ça. 
Olivia Ruiz : quelques fois je m’arrêtais je faisais les voix des personnages. J’ai des, j’ai des trucs dans mon téléphone où j’ai les trois sœurs qui s’engueulent à moitié en espagnol, en occitan, en français parce que j’avais besoin que ce soit très incarné pour mon écriture. Donc voilà peut-être que…
Gérard Bertrand : c’est quoi ton model, quels sont ou quel est ton modèle de metteur en scène ? Moi il y en a un qui m’impressionne c’est Clint Eastwood parce que la manière dont il tient la caméra c’est incroyable ! Et la vitesse à laquelle il film. 
Olivia Ruiz : ha oui c’est super ! Ouai mais c’est vrai que j’ai tendance à chercher des modèles à hauteur de moyen voilà parce que là on touche à un des maître qui a…
Gérard Bertrand : oui…
Olivia Ruiz : voilà…
Gérard Bertrand : mais il va vite, tu as vu ce n’est pas les budgets les plus chers lui, il film très vite. 
Olivia Ruiz : non c’est vrai tu as raison, c’est vrai. Et c’est d’ailleurs à chaque fois un exercice génial pour les comédiens parce que justement il va vite. Et puis il pilote des hélicoptères, des avions et puis…non mais le mec quand même c’est un truc…dans les dans les françaises tu vois j’adore Maïwenn, j’adore Noémie Lvovsky. 
Gérard Bertrand : ha oui.
Olivia Ruiz : j’adore évidemment Almodovar fait partie de mes cultes mais les autres aussi, Carlos Saura. Dès que ça touche au cinéma latin ça touche une sensibilité forte chez moi.
Gérard Bertrand : et tu vois une différence…tu vois une grande différence entre le cinéma espagnol et le cinéma français ? Parce que c’est deux cinémas d’auteurs, c’est quoi pour toi la différence ? Parce que bon le cinéma espagnol ici on connait Almodovar mais il y en a certainement d’autres…mais est-ce que tu vois une grande différence entre l’approche espagnole et l’approche française au niveau du cinéma ? 
Olivia Ruiz : je trouve qu’à chaque fois ça joue avec des codes qui sont risqués et j’adore cette limite. Souvent on est à la limite du kitch avec l’espagnol. 
Gérard Bertrand : oui. 
Olivia Ruiz : quelques fois tu es dans un truc tu ne sais pas. Tu te dis au mon dieu ça va être une télénovela et finalement tu te retrouves dans un truc hyper onirique. C’est plus sensuel. 
Gérard Bertrand : ouai. 
 Olivia Ruiz : c’est plus tranché, c’est moins cérébral, on est plus sur un truc de corps quoi. Donc c’est vrai que moi j’y suis extrêmement sensible mais t’as pleins de réalisateurs français que j’adore, Dupontel tu vois. Dupontel c’est vraiment un ton qui me parle. Cette drôlerie-là elle me touche elle me…voilà. 
Gérard Bertrand : et c’est quoi, quel est ton endroit préféré en Espagne s’il y en a un ?
Olivia Ruiz : j’adore Grenade, mais je crois que c’est quand même Portlligat. 
Gérard Bertrand : oui. 
Olivia Ruiz : qui touche Cadaqués. Quand tu passes derrière Cadaqués et que tu vas à la maison de Dali, ce petit port de pêche là… 
Gérard Bertrand : oui. 
Olivia Ruiz : t’as rien, juste une petite résidence, un petit hotel. Là… 
Gérard Bertrand : moi ça me fait le même effet parce que dès que je passe la frontière, le simple fait d’entendre une autre langue, t’y es dépaysé et nous on a de la chance parce qu’on est à une heure de voiture…
Olivia Ruiz : et ouai.
Gérard Bertrand : donc c’est quand même un grand privilège de pouvoir jouer sur les deux frontières comme ça. Et alors depuis 3 mois maintenant tout est bouclé.
Olivia Ruiz : mais ça va…normalement tout va être débloqué le 22 on y compte, on y compte.
Gérard Bertrand : alors j’ai perdu…ça s’est débranché tu vois j’ai un petit problème technique.
Olivia Ruiz : ha…
Gérard Bertrand : tu m’entends là ?
Olivia Ruiz : ouai moi je t’entends. 
Gérard Bertrand : ha ça y est, j’avais un problème technique, j’avais débranché mon micro. Alors chef qu’est-ce qu’on va manger là ? Parce que Olivia elle est prête, on va goûter le, on va goûter le Tautavel maintenant Olivia.
Olivia Ruiz : allé. 
Gérard Bertrand : on va goûter le Tautavel, millésime 2018. Alors chef on est où là ? 
Laurent Chabbert : alors là on est dans les PO.
Gérard Bertrand : ah ben voilà c’est pour ça il n’y a pas de hasard, on est dans les Pyrénées orientales , on est chez les catalans. Alors ?
Laurent Chabbert : donc le veau catalan qui a brouté, donc le veau Vedell comme on l’appelle en fait là-bas. Donc avec la sauce échalote…la côte je l’ai grillé au barbecue, une véritable purée mousline, juste on a rajouté un tout petit peu d’huile d’olive pour apporter un peu de corps, les chips de pommes de terre nouvelles, quelques herbes, du oxalis surtout pour apporter l’acidité. Et là je vais vous mettre la sauce échalote.
Gérard Bertrand : qu’est-ce que tu as à me montrer toi ? Qu’est-ce que tu vas manger ?
Olivia Ruiz : alors moi c’est beau comme tout. C’est un artichaut rempli…regarde ça comme c’est beau.
Gérard Bertrand : ah oui c’est beau. Alors je vais te dire tu vas te régaler mais tu sais que l’artichaut avec le vin c’est compliqué mais il est magnifique.
Olivia Ruiz : ah non je sais pas.
Gérard Bertrand : qu’est ce qu’il y a dedans ?
Olivia Ruiz : mais je pense qu’il aura bien penser. Alors j’imagine que l’idée c’est de le manger avec les feuilles.
Gérard Bertrand : oui, avec les doigts surtout.
Olivia Ruiz : j’imagine qu’il aura bien penser à ton vin. Évidemment c’est meilleur avec les doigts.
Gérard Bertrand : ah oui. C’est bon ?
Gérard Bertrand : c’est très bon, il y a de l’échalote, c’est très vinaigré, il y a de la ciboulette.
Gérard Bertrand : alors moi je vais goûter le…je vais goûter le veau chef. Je suis affamé aujourd’hui…
Olivia Ruiz : un poisson fumé…que c’est bon, olalalalalala.
Gérard Bertrand : alors chef…
Olivia Ruiz : et moi qui suis…
Gérard Bertrand : excuse-moi, chef le veau il est maturé combien de temps ?
Olivia Ruiz : là on le mature pas très longtemps, sur rose on va le maturé une dizaine de jour, c’est moins important que le bœuf, autant le bœuf on fait 28 jours mais là…voilà et après le côté barbecue et laisser bien reposer la viande encore un peu plus de ce qu’on a fait là…
Gérard Bertrand : Olivia il faut que tu viennes pour goûter ça parce que c’est une tuerie.
Olivia Ruiz : ben géniale on va se refaire ça, moi je reviens de toute façon. Je fais des allers-retours pour la promo du bouquin mais par contre alors le Tautavel mais par contre je profite vraiment de mon sud là autant que je peux ça m’a fait une bonne excuse pour y passer du temps cette histoire de confinement parce que d’habitude on me retient toujours à Paris pour le boulot et là…
Gérard Bertrand : alors tu sais qu’on a une bonne nouvelle parce que le festival est maintenu.
Olivia Ruiz : ho c’est pas vrait super !
Gérard Bertrand : oui oui du 21 au 26 juillet. Alors avec Dominique Rieux on a changé toute la programmation puisque Ibrahim Maalouf ses musiciens étaient pas disponibles, Youri Buenaventura mon copain il est coincé en Colombie donc heu voilà, Pascal Obispo il était empêché donc en fait on a fait une programmation qui n’est pas très jazz mais qui a le mérité d’être spectaculaire puisque les artistes de jazz souvent sont…Jean Micolon devait venir mais il me dit si je viens…
Olivia Ruiz : lui aussi tu l’as déjà eu plusieurs fois.
Gérard Bertrand : ouai mais il est extraordinaire. Mais le problème il m’a dit si je viens je suis en quarantaine en France en quand je rentre je suis en quarantaine en Angleterre.
Olivia Ruiz : ben c’est vrai que ça fait cher le concert même si on est bien chez toi.
Gérard Bertrand : donc qu’il a pas pu venir donc on a, on a deux soirs, le 21 et le 22 on a Patrick Bruel, le 23 donc on a Cali…
Olivia Ruiz : haaaa bon allé moi je te bloque le 23.
Gérard Bertrand : Comment ? Oui alors on a Kimberose aussi, tu connais Kimberose ?
Olivia Ruiz : ça me sonne ce nom familier mais non je ne mets pas de visage.
Gérard Bertrand : ouai c’est une…il faut que tu regardes sur…c’est une jeune artiste française qui a un peu la voix d’Amy Winehouse tu sais elle a une voix extraordinaire.
Olivia Ruiz : rien que ça wouha. 
Gérard Bertrand : ouai ouai il faut que tu écoutes. Ensuite on a Christophe Maé le 25 et on a Jean-Baptiste Guégan le 26. Mais je sais que Cali est un copain à toi n’est-ce pas ?
Olivia Ruiz : mais bien sûr, moi je réserve le 23 et le 26 du coup.
Gérard Bertrand : voilà voilà donc…
Olivia Ruiz : mais le 23 je sais qu’on va encore danser jusqu’à 6 heures de matin et je…donc je réserve même le 24 sans mes enfant quoi.
Gérard Bertrand : voilà exactement. Donc on a un beau programme on a réduit un peu la jauge de 1500 à 1100 pour pouvoir que le publique se sente à l’aise. Voilà et mais on a tenu absolument à ce que le festival est lieu parce que les artistes que j’ai eu au téléphone m’ont dit on a vraiment besoin de se relancer parce que bon notre métier c’est d’être sur la route quoi et puis et puis les musiciens on la vie dure parce que les musiciens, les intermittents du spectacle c’est quand même pas très facile pour eux.
Olivia Ruiz : c’est terrible, terrible et puis surtout on nous donne aucune information. Voilà, d’ailleurs la semaine dernière on attendait beaucoup de l’allocution que finalement on est tous dans une espèce de flou artistique qui commence à être un peu usant… 
Gérard Bertrand : donc nous on a pris le terreau par les cornes et on avance parce que c’est important voilà et donc ça me fait plaisir que tu nous rejoignes et je sais que Cali va être content.
Olivia Ruiz : ho ben oui mais encore plus déchainé c’est ça le problème.
Gérard Bertrand : oui oui tu sais que pendant son live on a fait des boles de Picolat, tu connais les boles de Picolat ?
Olivia Ruiz : ho mais j’adore ça bien évidemment. Il faudrait que tu goûtes les miennes parce qu’elles sont pas mal aussi. 
Gérard Bertrand : ha bon ? Ha mais ça ça m’intéresse.
Olivia Ruiz : alors vous avez fait quoi ? Vous avez fait veau et bœuf ? Ou vous avez fait veau et porc ?
Gérard Bertrand : alors dit nous, dit nous…
Laurent Chabbert : ouai avec du porc aussi. En fait il y a veau, bœuf et porc.
Olivia Ruiz : qu’est ce que tu as fait ? Tu as mis des pignons aussi ?
Laurent Chabbert : et après un peu de cèpes et sauce tomate. Et là maintenant on la, du coup je l’ai mis aux apéritifs enfin offert dès que vous arrivez au restaurant donc direct tu peux le manger ouai.
Gérard Bertrand : moi je me régale le temps que tu parles avec lui.
Olivia Ruiz : ben ouai j’imagine. Ho mais mais j’ai pas fini. 
Gérard Bertrand : non mais je chef il en a profité… 
Olivia Ruiz : ce soir quand j’ai tout ça à la maison j’ai plus besoin… 
Gérard Bertrand : le chef il en a profité donc je rappelle à tout le monde que le restaurant est ouvert tous les jours midi et soir et que on a aussi maintenant une formule tapas, une formule sur la terrasse. Je rappelle aussi que dimanche soir on fait la fête de la musique avec avec bien sûr une formule très festive autour d’un groupe de jazz avec des tapas etc. ça va être sympa.
Laurent Chabbert : oui voilà ben c’est pas vraiment tapas dimanche soir ça sera plutôt sur menu dégustation en quatre plats. 
Gérard Bertrand : d’accord. Et à midi c’est la fête des pères.
Laurent Chabbert : et à midi c’est la fête des pères donc désolé on a déjà plus de place mais voilà…pour le soir en fait il nous reste quelques tables pensez bien à réserver quoi.
Gérard Bertrand : donc le chef est en forme, moi aussi, d’ailleurs j’ai testé tous les plats donc il se prépare pour le festival. Alors écoute moi Olivia, parle-moi un peu de la commode aux tiroirs de couleurs parce que je le montre là donc c’est ton nouveau roman qui est disponible dans toutes les bonnes librairies et puis les sites onlines donc…
Olivia Ruiz : mais d’abord les librairies, tu as bien fait de commencer par là parce que c’est important. Là eux aussi le confinement leur a vachement porté préjudice. Et ce sont des passionnés comme nous, des artisans qui se battent pour ses bébés c’est important, tu as bien fait de le dire. Écoute c’est l’histoire d’une jeune femme qui toute sa vie regarde la commode de sa grand-mère avec ses petits cousins et elle dit punaise mais qu’est ce qu’elle nous planque là-dedans ? Comment ça se fait qu’on ne puisse pas s’en approcher ? Qu’est ce qu’elle doit y cacher ? Et don voilà… 
Gérard Bertrand : on sent le vécu là, on sent le vécu là. 
Olivia Ruiz : et mais non malheureusement, j’aurais tellement aimé mais non j’en aurais rêvé. Et donc ils regardent cette commode et puis bon la grand-mère dès qu’ils s’en approchent hurle donc ils ne savent pas ce qu’elle renferme. Et à la mort de la grand-mère cette jeune femme remonte chez elle à Paris, après avoir enterré sa grand-mère dans le sud. Dès qu’elle ouvre la porte…la coquine, la commode…donc elle va s’assoir et le temps d’une nuit elle va ouvrir les tiroirs de cette commode et elle va trouver dans chaque tiroir un objet et une lettre et ça grand-mère qui va lui raconter toute sa vie du moment en 1939 où elle quitte l’Espagne parce que ses parents ont pris une décision et qui mettent Rita, l’héroïne, et ses deux sœurs pour fuirent le régime franciste et les bombardement qui arrivent sur Barcelone. Et on va la suivre, on va la suivre dans ses histoires d’amour jusqu’à son problème de ne jamais se sentir ni d’ici ni de là-bas, la façon dont parfois elle a envie d’envoyer tout bouler et de dire moi je ne suis plus espagnol, je ne suis plus rien et comment elle va ensuite…voilà arriver au café de Marseillette et comment ces 4 générations de femmes vont se construire avec cet héritage particulier qui est celui de l’exile qui est quand même quelque chose et surtout…je sais que tu vas comprendre pourquoi je le raconte comme ça. Quand on aime l’endroit où on est née, on a grandi, au moment quand tout fou le camp dans ta vie un moment donnée où le parfum, pour moi du coup de la garrigue, la roche que l’on trouve dans les Corbières, l’ardoise, tout d’un coup tout ça c’est comme une maison, il n’y a plus rien qui va mais moi je sais que le train passe Nîmes et ça y est…je commence à me dire là tu ne risques plus rien, bientôt tu ne risques plus rien. Voilà, et voilà, donc c’est pour ça que l’exile est un sujet qui me touche parce que d’abord je suis issue par trois grands-parents de cet exile et aussi que, en amoureuse de ma terre et hyper régionaliste et tout ça, c’est vrai que je suis sensible aux gens qui ont été obligés de renoncer à leur terre…voilà. 
Gérard Bertrand : alors tu voulais, tu voudrais nous lire un petit passage non ?
Olivia Ruiz : mais bien sûr, alors qu’est ce que…
Gérard Bertrand : écoute je ne l’ai pas encore lu parce que je l’ai acheté aujourd’hui, je vais le lire pendant mes vacances, donc je te laisse bien sûr le libre choix de nous dire qu’est ce que tu aurais envie de nous conter.
Olivia Ruiz : écoute comme je t’ai posé un peu le démarrage avec ses sœurs, avec cette petite fille qui hérite de la commode, je vais peut-être commencer au premier chapitre, au premier tiroir. Du coup ce n’est plus la petite fille qu’on a entendu pendant le prologue qui raconte que sa grand-mère lui a laissé ça ; on passe à la voix de la grand-mère. Et ça s’appelle la médaille de baptême, c’est le premier objet que la petite fille va trouver dans le premier tiroir. 
Olivia Ruiz : « Lecture en direct ». 
Gérard Bertrand :  c’est beau ! 
Olivia Ruiz : on va s’arrêter là. 
Gérard Bertrand : et tu sais, tu as bien raison parce que je m’imagine déjà le scénario de ton prochain film, et là il y a quelque chose. 
Olivia Ruiz : tu sais surtout ce qui fait que c’est fort pour moi cette expérience là c’est que les premières tours sont exactement ce que je n’osais pas espérer c’est à dore des gens qui me disent on a lu le livre et puis on a questionné nos parents, pas forcément espagnols, les parents polonais, les parents…voilà. Et le dialogue que ça provoque chez les quelques-uns qui ont déjà lu au sien de la famille, la fierté des origines qui est inhérente aux gens qui se sentaient pas spécialement riches du voyage de leurs parents, c’est vraiment le plus beau des cadeaux. Après c’est aussi un livre avec de la passion amoureuse, avec des choses très rigolotes tout ça. Mais voilà ça c’est vrai que c’est assez central dans le livre cet héritage et c’est reçu comme tel par les premiers lecteurs, c’est chouette.
Gérard Bertrand : et je suis sûr que quand tu l’as écrit, des fois le stylo tenait tout seul, c’est-à-dire que ça courait, le stylo courait plus vite que ta pensée.  Parce que quelque part comme tu as imaginé quelque chose qui aurait quand même pu être une partie de tes racines et de tes origines, cariño par exemple c’est quelque chose que vous employez souvent donc tu te l’ais approprié complètement quoi, c’est difficile de sortir après de cette histoire. Moi je te dis ça me plait parce que ma grand-mère avait une commode comme ça avec mille tiroirs et donc ma sœur et moi on se disputait pour pour pouvoir…quand on était gosse, dormir, se glisser dans son lit là. Et donc quand elle est partie on a fait pleins de découvertes aussi, des lettres etc. c’était très émouvant. Voilà donc…
Olivia Ruiz : ça il va falloir me le raconter parce que moi maintenant que je suis écrivant il me faut des belles matières fantastiques comme ça.
Gérard Bertrand : voilà exactement. Alors chef qu’est ce qu’on fait maintenant ?
Laurent Chabbert : et voilà, je viens d’ouvrir le bocal.
Gérard Bertrand : alors tu as un petit dessert toi aussi ?
Olivia Ruiz : heu…oui qui est dans le frigo, attendez-moi j’arrive.
Gérard Bertrand : alors qu’est ce qu’on a chef ? 
Laurent Chabbert : on est parti sur un baba comme le baba au rhum tout simplement mais on a pris le vin. 
Gérard Bertrand : c’est beau ça, tu l’as pris, tu l’as mis avec du vin, c’est ça ?
Laurent Chabbert : voilà, on a fait un vin chaud en fait, et on a récupéré notre vin.
Gérard Bertrand : ah oui, et dans une coupelle ?
Laurent Chabbert : dans un bocal comme ça on peut l’emporter. 
Gérard Bertrand : tu vas le servir comme ça aussi ?
Laurent Chabbert : on va le servir comme ça au restaurant.
Olivia Ruiz : je ne vais pas relevé le challenge baba, ça ressemble plus à un tiramisu je crois.
Gérard Bertrand : ho écoute, c’est pas mal aussi. Mais tu peux commencer à goûter.
Laurent Chabbert : et là on a rajouté quelques groseilles, quelques mures, quelques cassis pour apporter plus de gourmandise et de sucrosité en fait. Et après comme le vin chaud, on a pleins d’épices.
Gérard Bertrand : à mon avis tous les clients ils vont t’embarquer le bocal. Moi je vais goûter quand même…
Olivia Ruiz : je ne sais pas toi Gérard mais moi c’est fantastique. C’est une sorte de tiramisu mais le café très léger, des noisettes concassées…
Gérard Bertrand : moi il faut que je plonge dans le fond parce que le vin est au fond, il y a de la mure aussi non ?
Laurent Chabbert : oui, de la mure, de la groseille, du cassis.
Gérard Bertrand : c’est très bon. C’est pas bon, c’est pas très bon, c’est excellent. Alors pour ça là tu sais quoi Olivia…tiens chef…on va goûter le Languedoc, le troisième vin, le 2017, parce que c’est un vin un peu plus léger que le Tautavel. Donc je rappelle que tout… 
Olivia Ruiz : celui-là ? Il vient d’où alors celui-là ? 
Gérard Bertrand : Celui-là vient du côté de Narbonne d’accord ? C’est un Languedoc donc c’est une Syrah et un Grenache qui est vinifié et élevé en barrique pendant 12 mois. Voilà, 2017 c’est un grand millésime, c’est un millésime très sec. Je sais pas si tu te souviens de l’été 2017, il a fait très chaud, il est pas tombé une goutte d’eau et donc c’est des vins…
 Olivia Ruiz : ça a été un grand drame d’ailleurs pour les agriculteurs chez nous.
Gérard Bertrand : voilà donc il a fallu que certains villages…
Olivia Ruiz : et il y avait eu des gelés en plus, il y avait eu un truc improbable.
 Gérard Bertrand : c’était une année compliqué, c’était une année de 13 lunes, tu sais les années de 13 lunes pour les agriculteurs et les viticulteurs c’est toujours compliqué. 
Olivia Ruiz : tu sais moi je viens d’une famille d’ouvriers agricoles, pas d’exploitant mais d’ouvrier, donc le vin moi j’ai toujours vendangé, ça a toujours été quelque chose…alors le Languedoc.
Gérard Bertrand : mais tu sais à Marseillette on est dans le Minervois on est plus dans les Corbières, attention. 
Olivia Ruiz : alors figure-toi que moi, la maison de mes parents elle est bord de l’Aude. Donc devant la maison, j’ai les Corbières, derrière la maison j’ai le Minervois.
Gérard Bertrand : parce qu’en fait toi tu vois la Laric.
Olivia Ruiz : voilà, je suis…je vois la totalité de la Laric d’un bout à l’autre. Bon derrière je ne peux pas voir la montagne noire mais voilà. Mais vraiment on est à cet endroit-là et c’est vrai que moi je…je vais avoir autant des coups de cœur sur des territoire comme la Livinière ou comme Camplong, c’est vrai que quand même cette terre elle est incroyable !
Gérard Bertrand : elle te parle surtout. 
Olivia Ruiz : ha ben dans le vin elle me parle parce que c’est vrai que…c’est au-delà…c’est vraiment un endroit au-delà de qui va utiliser le raison quoi. Et pareil après du côté de ben voilà de Tautavel, de Fitou. Mais moi j’ai vraiment des accointances aussi avec ces, avec ces parfums-là qui sont plus charpentés mais qui correspondent complètment à mon… 
Gérard Bertrand : et tu nous as pas dit, tu nous as pas dit…t’aime faire la cuisine je suppose quand on t’écoute. 
Olivia Ruiz : ha j’adore ! J’adore ça ! 
Gérard Bertrand : et c’est quoi ton…c’est quoi ton…tes trucs préférés ? 
Olivia Ruiz : ho ben alors Narbonne plage j’ai que dalle pour cuisiner donc c’était l’enfer mais là c’est vrai que je cuisine surtout enfant donc tout n’est depuis quatre ans que question de faire manger des choses inhabituelles à mon fils. Donc ben on est sur des salades asperges, écrevisses, coriandre. Tu vois on essaye d’aller chercher des petites choses comme ça assez fraîches l’été. Beaucoup de chose à base de melon, de verveine, de gaspacho…il adore, même à Narbonne plage pour 3 mois je me suis fait un petit jardin aromatique. Et à Paris c’est pareil. Et alors lui tout pichou déjà il arrive, la ciboulette, la sauge…il connait déjà, quatre ans et demi, tout ce qu’il faut et du coup on cuisine pas mal tous les deux. Mais moi j’aime beaucoup les plats de mes grand-mères, tout ce qui est bœuf bourguignon, veux plats anciens mijotés, j’ai pas tenté les trucs genre langue de bœuf tout ça…mais voilà j’aime les blanquettes, j’aime que ça accroche au fond de la casserole. 
Gérard Bertrand : c’est bon pourtant. 
Olivia Ruiz : ouai mais c’est trop pour moi. Tout ce qui est, tout ce qui est…les ris de veau et tout ça, voilà, c’est les textures moi. 
Gérard Bertrand : bon chef, je pense que tu pourrais l’embaucher pour l’été. Il va t’embaucher pour l’été. 
Olivia Ruiz : on peut faire un échange si tu veux.
Gérard Bertrand : non mais tu sais quoi, quand tu seras dispo, on fera un live en cuisine avec toi, ça va être encore plus rigolo. Hein chef ? 
Olivia Ruiz : ha mais moi j’adore ! J’ai grandi là, j’adore ! Même dans l’été si vous voulez les garçons. 
Gérard Bertrand : oui moi après du premier au quinze août je vais un peu me reposer donc on va reprendre les lives après mais à la fin de l’été oui, à la fin de l’été.
Olivia Ruiz : super ! Ouai je suis par-là de toute façon moi je bouge plus, je profite.
 Gérard Bertrand : bon écoute moi je…j’ai retenu plusieurs choses, d’abord je vais t’inviter à déjeuner dès que tu vas être de retour.
Olivia Ruiz : moi déjà je viens lundi te chercher des bouteilles, pour commencer, premier rendez-vous.
Gérard Bertrand : ensuite donc, je vous conseille la commode aux tiroirs de couleur, aux éditions Lattes. Dans toutes les bonnes librairies de France. Et puis donc je vous recommande de réserver vites vos places pour le jazz à l’Hospitalet du 21 au 26 juillet. Et vous aurez en plus l’occasion de rencontrer certainement Olivia Ruiz pour quelques soirées. Voilà, alors Olivia je te remercie, je t’embrasse…
Olivia Ruiz : merci les garçons, c’était un bonheur ! On remercie bien Yannick Alléno, et son petit gars, la carte est tombée, tu as le nom en tête, attend…et Amar, de L’ascencion parce que c’est quand même…
Gérard Bertrand : voilà et puis donc tu as une spéciale dédicace de Katia Daguet Alonso qui est comme toi d’origine espagnole, qui a discuté avec toi donc qui t’embrasse aussi. Passe un bon week-end et puis à la semaine prochaine.
Olivia Ruiz : ouai portez-vous bien les garçons et au plaisir de vous voir bientôt mais en cuisine.
Gérard Bertrand : au revoir à tous !
Olivia Ruiz : au revoir à tous !
Laurent Chabbert : au revoir.
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