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AccueilActualitésLa Biodynamie chez Gérard Bertrand

jeudi 25 août 2016

Gérard Bertrand : « La biodynamie, notre ADN en Languedoc »

Gérard Bertrand : « La biodynamie, notre ADN en Languedoc »

Avec 20 millions de bouteilles vendues chaque année, dont la moitié à l’étranger, Gérard Bertrand est l’un des plus grands vignerons du Languedoc et le premier à être labellisé en biodynamie. Il nous explique son choix de la biodynamie et son engagement en faveur de l’agroforesterie.

Pourquoi avoir choisi la biodynamie ?

Cette décision m’a été inspirée par mon expérience, des lectures de Rudolph Steiner et des rencontres. Utilisateur régulier et convaincu de l’homéopathie, j’ai été initié aux vertus de la biodynamie par Aubert de Villaine, le directeur de Romanée-Conti. Gilles de Baudus, le régisseur du domaine, a géré ce changement de méthode culturale au Domaine de Cigalus en 2002, et nous avons bénéficié de l’accompagnement de Jacques Mel, spécialiste de la biodynamie. Convaincus par la méthode, nous avons décidé de l’étendre à tous nos domaines. Nous avons choisi le label de biodynamie Demeter qui prévoit une période de transition de 4 ans avant d’être certifié, et aujourd’hui, 450 ha sur les 600 que nous gérons ont été convertis.

 

Y a-t-il une spécificité de la biodynamie en Languedoc ?

D’une manière générale, les terroirs du Sud de la France sont favorables à la culture en bio ou en biodynamie car la faible humidité et le vent sont des facteurs favorables. Au-delà des projets sur nos propres vignobles, nous accompagnons de nombreuses initiatives de conversion au bio avec nos vignerons partenaires. Ma vision pour notre région est celle d’une région motrice qui généralisera ces pratiques.

 

Comment compensez-vous la réduction des sulfites dans votre gamme Autrement Naturae, pour conserver et stabiliser les vins ?

Nous veillons à mille et un détails depuis la vendange jusqu’à la bouteille, en passant par l’état sanitaire irréprochable des raisins accueillis en cuve, une gestion des températures et de l’oxygène de haute précision. Après trois années de recherche et développement, nous avons lancé le premier millésime de Vins sans Sulfite avec la gamme Naturae qui a rencontré d’emblée un succès mondial. Les vins sans sulfite se révèlent en effet d’un profil remarquable, qui laisse sa part belle à l’expression du fruit sur son terroir.

 

Vous avez passé un accord avec la Fondation GoodPlanet, présidée par Yann Arthus-Bertrand. En quoi consiste-t-il ?

Pendant le siècle écoulé, les agriculteurs ont négligé la valeur agronomique des arbres et ils les ont coupés : le nombre d’arbres dans les parcelles agricoles a été divisé par 4. Nous voulons donc renouer avec une tradition séculaire, en partenariat avec l’Association française d’agroforesterie (AFAF), en plantant 2300 arbres cette année au cœur des parcelles, des vignes et des pâturages, pour favoriser la biodiversité, retenir l’eau et lutter contre l’érosion. Ceci aura aussi pour conséquence de développer de nouveaux potentiels économiques, mais aussi de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

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